NI INTEGRISME, NI INTEGRATION
Auteur : Abd Ar-Razzâq Yahyâ (Charles-André Gilis)
L’intégrité islamique, c’est la sharî’a.
Peu de notions sont aujourd’hui plus mal comprises que celle-ci. Épouvantail pour les partisans de l’intégration, elle trahit dans l’idéologie des intégristes une volonté de puissance. Les premiers voudraient séparer l’islâm de sa loi sacrée, ce qui est impossible ; les seconds cherchent à la mettre en application à l’intérieur des Etats modernes, ce qui ne l’est pas moins. De nos jours, l’intégrité islamique est nécessairement marginale. Du reste, l’islâm n’est plus représenté extérieurement par une autorité quelconque, ce qui le rend insaisissable ; nulle puissance publique n’a le droit de parler en son nom.
Auteur : Abd Ar-Razzâq Yahyâ (Charles-André Gilis)
Le jour de la Conquête de La Mekke, le Prophète, monté sur sa chamelle et coiffé d’un turban noir, fit les tournées rituelles autour de la Kaaba. Il détruisit les idoles en prononçant le verset : « Jā al-haqq wa zahaqa-l-bātil inna-l-bātil kāna zahūqan (La Vérité est venue et l’erreur s’est dissipée. En vérité l’erreur était inconsistante) ».
Le Cheikh Mustafâ Abd al-Azîz (Michel Vâlsan) intégra le même verset dans une eulogie qu’il composa en 1971 en l’honneur du Cheikh Abd al-Wâhid Yahyâ (René Guénon). Par là, il rattachait clairement la fonction de ce dernier à la victoire finale de la Révélation islamique.
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